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Archive du mois : mars 2023

Compte rendu de la table ronde du 21/03/2023 0

Compte rendu de la table ronde du 21/03/2023

Les mots de l’archéologie, seulement une question de lexique ?

Le 21 mars 2023, le laboratoire junior ArchéOrigines a organisé sa première activité scientifique, une table ronde intitulée « Les mots de l’archéologie, seulement une question de lexique ? ». L’événement a eu lieu dans la salle Reinach à la Maison de l’Orient et de la Méditerranée (MOM).

Grâce aux intervenants et au public présent pendant les discussions, cette table ronde a été un moment d’échanges fructueux sur l’histoire et l’actualité de l’archéologie lors duquel le lexique de notre domaine a été analysé au prisme de l’historiographie.

Laure Bézard, archiviste de la MOM, a ouvert cette journée par le “MOMent Archives” concernant les dernières recherches sur les archives de l’institution. Cette première intervention a été l’occasion de présenter des carnets de fouille de la période 1964-1974 de la mission archéologique française de Salamine à Chypre et le rôle essentiel de ce type de source dans le travail des archéologues. Des échanges concernant l’importance des archives, leur conditionnement et leur mise à disposition des chercheurs ont eu lieu. Tout le monde a ainsi pu convenir de l’intérêt d’avoir un ou une archiviste sur le lieu même de production des archives.

La suite du programme comprenait la présentation de certains mots de l’archéologie choisis par le laboratoire junior. Plusieurs intervenants ont interrogé ces termes et en ont fait le cœur de leur intervention.

Ainsi, le directeur du laboratoire Archéorient, Frédéric Abbès, a mentionné l’apparition du terme archéologie dans les premiers discours des philosophes grecs comme Platon : « L’archéologie, ce discours du passé qui explique le présent ». Avec un propos libre sur l’évolution du mot, du domaine et de la profession d’archéologue, Frédéric Abbès a rappelé certains moments clés de l’histoire de l’archéologie, de la Révolution française et la prise de conscience du patrimoine à l’émergence des nationalismes. Dans cette perspective historiographique, l’intervenant présentait l’apparition de « l’homme nouveau » captivé par le passé, figure de proue du développement de l’archéologie.

Vivien Barrière, maître de conférences à Paris-Cergy Université, a défini et circonscrit la figure de l’antiquaire en interrogeant son rôle en tant qu’archéologue d’hier. Concrètement, les antiquaires ne désignent pas un groupe homogène de savants. Certains, comme Bernard de Montfaucon (1655-1751) pour ne citer que l’un des plus célèbres, participent en effet à la construction d’une archéologie proprement dite. D’autres antiquaires sont davantage des collectionneurs, aux intérêts très divers, qui possèdent des objets archéologiques. Aussi, le XIXe siècle rompt partiellement avec ces figures humanistes et l’on se moque parfois de ces personnages comme dans Bouvard et Pécuchet (1881), le célèbre ouvrage de Gustave Flaubert (1821-1880). En outre, le terme d’antiquaire désigne parfois aussi tout autre chose, comme le vendeur d’antiquités. Vivien Barrière conclut que la distinction entre antiquaires et archéologues est peu convaincante. C’est affaire de mot et chez ceux désignés comme archéologues se trouvent des antiquaires et vice-versa. Enfin, les tournants décisifs dans le regard sur l’Histoire, regard partagé par antiquaires et archéologues, se révèleraient par la volonté d’effectuer des fouilles méthodiques, de faire intervenir les aspects techniques des productions anciennes et, surtout, de considérer les contextes archéologiques.

Ensuite, notre troisième intervenant, Adrien Frénéat, doctorant à l’université de Bourgogne, a brossé le portrait d’un archéologue à travers la figure d’Ernest Chantre (1843-1924). Il a souhaité montrer la diversité des figures de l’archéologie, du géologue à l’historien, en évoquant le cas concret d’une controverse sur l’existence de l’âge du Bronze en Gaule entre Ernest Chantre et Alexandre Bertrand (1820-1902), alors directeur du Musée des Antiquités nationales. Adrien Frénéat a souligné le rôle fondamental des Congrès internationaux d’anthropologie et d’archéologie préhistoriques dans la fabrique de la Pré- et Protohistoire. L’analyse de ces réseaux savants a montré l’importance des coopérations européennes et les effets catalyseurs des rivalités internationales.

Dernier orateur, Vincent Thérouin, doctorant à Sorbonne Université, a terminé par une analyse appuyée des définitions du terme spolia. L’étude des usages de ce dernier dans l’appréciation de l’art islamique et au sein du contexte de l’Empire ottoman a montré toute la difficulté de recouvrir avec une seule notion les différentes formes de spolia. Vincent Thérouin a insisté sur l’emploi ou non du mot selon les champs disciplinaires. Il apparaît ainsi que ce terme est sujet à débat et qu’il suscite des discussions d’ordre politique et doctrinal. Dans le cadre archéologique, le mot réemploi, plus neutre, a été suggéré.

Après une petite pause, la table ronde s’est poursuivie avec un temps d’échanges très ouvert entre les intervenants et l’auditoire.

La spécialisation chez les professionnels de l’archéologie a été abordée, notamment entre les préhistoriens et les autres archéologues. Sur cette distinction, une histoire sociale des archéologues apporte un éclairage nouveau. Aujourd’hui, les différentes spécialités sont très marquées entre les acteurs de l’archéologie : archéo-anthropologue, géomorphologue, archéobotaniste, etc. Si cette réalité induit un travail d’équipe bénéfique, il est néanmoins nécessaire de ne pas perdre de vue l’objet principal de nos recherches qu’est la connaissance des sociétés anciennes. Les conséquences des découpages universitaires et académiques ont aussi été rapidement évoqués.

Cette discussion, plus personnelle, nous a conduit à évoquer nos pratiques ordinaires de chercheurs et les “choses banales” de l’archéologue. C’était l’occasion d’évoquer l’actualité institutionnelle et les problématiques concrètes (budgétaires entre autres) au sein de nos études. Les collaborations nécessaires avec les centres d’archives, les musées et les autres instituts de recherche ont été rappelées.

La table ronde a ainsi été clôturée en évoquant le rôle essentiel des musées en tant que lieu de conservation d’objets anciens, des origines de l’archéologie à nos jours. Il est certain que les musées d’archéologie occupent une place toute particulière dans la préservation des artefacts, mais aussi dans les propositions intellectuelles qui découlent de ces espaces à travers, par exemple, l’accessibilité des collections et les expositions. Voilà des éléments qui seront discutés plus en détail dans le cadre de la journée d’étude organisée par le laboratoire junior ArchéOrigines le 9 septembre 2023 : “Exposer le passé, construire des identités, forger une nation. Retour et détours sur la naissance des musées d’archéologie en Europe.”

Programme de la table ronde du 21/03/2023 0

Programme de la table ronde du 21/03/2023

21 mars 14h-17h, salle Reinach, MOM

Les mots de l’archéologie, seulement une question de lexique ?

Les discours spécialisés et le vocabulaire scientifique de nos domaines façonnent et contraignent la conduite de nos enquêtes, les mots employés par les archéologues révèlent les limites et les sources de nos analyses. Cette table ronde sera l’occasion de nous interroger sur certains termes utilisés en archéologie et d’évoquer le cadre de ce vocabulaire. Retracer l’histoire d’un mot peut être une aide précieuse pour comprendre ou éviter ces contraintes, le lexique reflète les processus de légitimation d’une science nouvelle, de même que l’échec ou l’abandon de certains termes dévoile très finement l’évolution d’une discipline. La réutilisation de notions clefs, leurs récupérations médiatiques ou politiques, illustrent les enjeux actuels et passés de la pratique de l’archéologie.

Ainsi, des substantifs comme « antiquaire », « antiquité », « archéologue », « trouvaille » ou encore « spolia » sont des éléments qu’il faut penser en commun. Dans cette perspective, nous chercherons à mettre en évidence les interférences sémantiques à l’œuvre dans notre champ d’étude.

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Pourquoi et depuis quand utilisons-nous la notion d’“archéologie” ? Ce séminaire effectuera une analyse lexicale des termes et notions en archéologie. Ce sera l’occasion de faire un point sur le vocabulaire de notre domaine. Par exemple, depuis quand l’archéologie peut-elle être considérée comme une science ? Nos désignations actuelles de l’amateur et du professionnel sont-elles valables en histoire de l’archéologie ?

Pourquoi et depuis quand utilisons-nous la notion d’“archéologie” ? Cette table ronde sera l’occasion de penser les notions et les termes les plus utilisés en archéologie. Les discours spécialisés et le vocabulaire scientifique de nos domaines façonnent et contraignent la conduite de nos études. Les mots de l’archéologie et ceux des archéologues révèlent les limites et les sources de nos études. L’anachronisme, par exemple, est un risque suivant les termes employés. Lors des échanges de cette journée, il s’agira d’évoquer le cadre de ce vocabulaire et le lexique de l’archéologie.

Faire l’histoire d’un mot peut être d’une aide précieuse pour comprendre ou éviter ces contraintes. Le vocabulaire reflète les processus de légitimation d’une science nouvelle, et l’échec ou l’abandon de certains termes dévoile très finement l’évolution d’une discipline. La réutilisation de notions clefs, leurs récupérations médiatiques ou politiques, illustrent les enjeux actuels et passés de la pratique de l’archéologie.

Ainsi, les termes “antiquaire”, “antiquité”, “archéologue”, “trouvaille” ou encore “spolia” sont des éléments qu’il faut penser en commun. Dans cette perspective, nous nous interrogerons sur les différences méthodologiques entre antiquisants, pré- et protohistoriens, médiévistes et historiens de l’archéologie. Par exemple, depuis quand l’archéologie est-elle présentée comme une science ? Quelle distinction faire entre antiquaires et archéologues ? Dans quelle mesure une histoire sociale de ces individus est-elle possible ?

Le laboratoire junior ArchéOrigines se propose d’explorer ces vastes questions à partir de quelques mots choisis permettant de confronter nos raisonnements. Au prisme de l’histoire de l’archéologie, ces réflexions sur le discours spécialisé des archéologues prennent un tournant davantage théorique, croisant ainsi les approches universitaires, celles du terrain et des musées d’archéologie.

 

Programme :

Le MOMent Archives :

Laure Bézard (CNRS, MOM), Découverte d’un carnet de fouille issue de la mission archéologique française de Salamine de Chypre

Table ronde

1ère partie animée par nos intervenants :

  • Frédéric Abbès (CNRS, directeur du laboratoire Archéorient – MOM), L’archéologie, histoire d’un mot et d’un domaine
  • Vivien Barrière (CY Cergy Paris Université), L’antiquaire est-il l’archéologue d’hier ?
  • Adrien Frénéat (Université de Bourgogne, doctorant), Un archéologue entre géologie et histoire : le protohistorien
  • Vincent Thérouin (Université Paris-Sorbonne, doctorant), De quoi spolia est-il le nom ?

Pause

2e  partie : débat sur le vocabulaire dans l’archéologie.

Le silex de Soumensac 0

Le silex de Soumensac

Par Philippe Roux, collaborateur bénévole, PACEA UMR 5199, Université de Bordeaux

Fig. 1 –  Biface de Soumensac – Coll. Privée Ph. Roux

Soumensac est un petit village du Lot-et-Garonne. À 147 mètres d’altitude, à la frontière de la Dordogne à 6 kilomètres d’Eymet, il se trouve au sommet d’une colline, d’un mamelon rocheux calcaire, sur la rive droite du cours d’eau L’Escourou ou Lescourou (fig. 2 & 3). Cet écoulement conflue avec le Drot en limite des communes d’Eymet (Dordogne) et de la Sauvetat-du-Drot (Lot-et-Garonne) ; le Drot étant un affluent droit de la Garonne. Le paysage environnant le village est façonné de collines et de vallons. Le terrain est un substrat calcaire et argileux qui recèle un silex particulier de couleur blanche.

Fig. 2  – Village de Soumensac (Lot-et-Garonne) au début du 20e siècle (Coll. privée)
Fig. 3 – Extraits des cartes de Belleyme : départements de la Gironde, du Lot et Garonne et de la Dordogne

Le silex blanc de Soumensac (calcédoine blanche) se retrouve en grande quantité, fragmenté, dans les sols travaillés par l’activité de l’homme. Il a été employé comme matériaux de construction dans les régions à sol crayeux, souvent inclus dans les murs de pierre des anciennes granges qui furent érigées du XVIIIe siècle au début du XXe siècle avec des blocs de calcaire. Ces silex furent collectés en surface dans les terres environnantes, dans les carrières et à proximité des voies d’eau. Dans certaines régions, des blocs de silex assemblés peuvent avoir été le principal matériau pour monter un mur. Pour le Lot-et-Garonne, la Gironde et la Dordogne, il apparaît ponctuellement parmi l’ensemble des constructions en calcaire et en briquettes ainsi que dans les murs délimitant les propriétés (fig. 3).

Fig. 4  – Fragment et lamelle de silex – Rognon de silex inclus dans un mur

Dès la fin du XIXe siècle, ce silex fut remarqué par les préhistoriens car il est tout à fait typique et particulièrement localisé autour du village. Des bancs de ce silex sont concentrés entre Soumensac et Rouquette au sud-ouest de la Dordogne, au-dessus d’Eymet, sur un territoire relativement réduit qui jouxte les terres du bergeracois (fig. 3) où la roche sédimentaire siliceuse cristallisée est plus souvent blond caramel que blanc. Le silex d’un ton marron plus ou moins intense du bergeracois est de très belle qualité pour la taille. Il fut très largement exploité durant la Préhistoire.

Les bifaces présentés ici (fig. 1 & 5) en silex blanc ont été trouvés à proximité de Soumensac lors de ramassages de surface à la suite des labourages de parcelles agricoles dans les années 1970.

Fig.5 – Biface de Soumensac –  Coll. privée St. Dusseau

Dans l’ouvrage de référence de la fin du XIXe siècle en archéologie préhistorique Le Préhistorique – Antiquité de l’Homme, Gabriel de Mortillet, figure majeure alors de la discipline, signala la particularité du silex de Soumensac. Louis Laurent Gabriel de Mortillet (1821-1898) peut être considéré comme le plus important promoteur, en France, de l’archéologie préhistorique du XIXe siècle. Il « institutionnalisa » la Préhistoire par le biais des revues qu’il fonda ou dirigea et par son initiative pour la création des congrès internationaux d’anthropologie et d’archéologie préhistoriques. Édouard Lartet[1] proposa à Alexandre Bertrand[2] d’engager Gabriel de Mortillet pour classer les collections Musée des Antiquités Nationales (MAN), notamment celles de Jacques Boucher-de-Perthes[3] et celle d’Édouard Lartet et Henry Christy[4]. Gabriel de Mortillet commença le classement des objets préhistoriques du MAN et obtient le poste d’attaché de conservation en 1868 aux côtés d’Alexandre Bertrand conservateur en chef. Gabriel de Mortillet fut celui qui proposa des méthodes d’analyse, de classification, une chronologie des temps préhistoriques qui lui furent dictées par son approche encyclopédique, selon les principes du matérialisme auquel se référaient les libres penseurs dont il faisait partie. Il réalisa des ouvrages de référence pour le monde de l’archéologie préhistorique. Le nom de Gabriel de Mortillet fut inscrit dans les dictionnaires biographiques et dans des ouvrages plus larges sur l’histoire de l’archéologie et de la Préhistoire, en tenant compte de l’importance de son rôle comme éditeur de revues et comme précurseur de l’organisation d’un système de recherche.

Le type de silex calcédonieux de Soumensac est mentionné à deux reprises dans le livre directeur de son œuvre scientifique. Dans son chapitre sur les matériaux employés par l’homme préhistorique et la taille, il cite diverses régions à calcédoine comme la Sologne (Loir-et-Cher), les environs de Bergerac (Dordogne) et surtout Soumensac (Lot-et-Garonne) (Mortillet G. 1885). Plus loin dans son développement sur la distribution du Chelléen dans le paragraphe consacré au bassin de la Gironde et sur les instruments chélléens en silex est introduite la découverte de Jean Baptiste Gassies[5] :

« Un gisement, signalé par M. Gassies, celui de Soumensac, arrondissement de Marmande, est surtout intéressant parce que les instruments qu’on y recueille sont en silex calcédonieux transparent, roche locale. »

Mortillet G, 1885 : 168

Le chapitre du livre consacré à la distribution du Solutréen dans le bassin de la Gironde et de l’Adour mentionne à nouveau le village de Soumensac pour son silex particulier :

« M. Gassies a signalé des pointes solutrénnes en feuille de laurier d’une fort belle exécution, de Soumensac, arrondissement de Marmande (Lot-et-Garonne). Elles sont en silex transparent. »

Mortillet G, 1885 : 372

Dans l’ouvrage La Préhistoire — Origine et antiquité de l’Homme paru en 1910 (réédition remaniée du Préhistorique), François Adrien de Mortillet (1854-1931), son fils aîné et collaborateur, reprit les développements de son père en y apportant les compléments relatifs à l’évolution de la recherche, en lien avec les nouvelles découvertes. À propos du silex de Soumensac, il rapporta sans changement notable les éléments figurant dans les précédentes éditions dirigées par son père, véritable maître de la question préhistorique.

Dès la fin du XIXsiècle, le petit village du Lot-et-Garonne se distingua dans le monde de la Préhistoire. L’élément le plus caractéristique et original de cette petite commune était sans nul doute son silex blanc et translucide, parfois même transparent. L’existence de groupes paléolithiques sur la commune de Soumensac fut avérée grâce aux découvertes de bifaces, feuilles de laurier, racloirs et lames diverses dans ce silex si particulier. Cette singularité s’est inscrite dans le large panel de roches siliceuses utilisées pour la taille par les hommes du Paléolithique.

Enfin, à Soumensac divers vestiges témoignent d’une occupation humaine plus ou moins récente, du Néolithique à l’âge du Bronze, dont une curieuse roche taillée nommée la Pierre du diable qui a pu appartenir à un monument mégalithique. Ce vestige a fait l’objet de nombreuses conjectures et de légendes locales. Les Mortillet n’ont pas eu l’occasion d’avoir des informations sur un éventuel monument mégalithique sur la commune, bien qu’ils fussent à l’époque informés de l’existence de sépultures collectives préhistoriques dans le département du Lot-et-Garonne.


[1] Édouard Lartet (1801-1871) : paléontologue et préhistorien français.

[2] Alexandre Louis Joseph Bertrand (1820-1902) : archéologue français, spécialiste des périodes gauloises et gallo-romaines, cofondateur du Musée des Antiquités Nationales dont il fut le directeur pendant 35 ans.  

[3] Jacques Boucher de Perthes ou Jacques Boucher de Crèvecoeur (1788-1868), directeur des douanes et préhistorien.

[4] Henry Christy (1810-1865) : ethnologue et préhistorien anglais. Il fut avec son ami Lartet à l’origine de l’exploration de nombreuses cavernes de la vallée de la Vézère au début des années 1860.

[5] Gassies Jean Baptiste naquit à Agen (Lot-et-Garonne) en 1816 et décéda à Bordeaux en 1883. Il était naturaliste, spécialiste en conchyliologie et conservateur du musée de Préhistoire de Bordeaux.

Bibliographie :

MORTILLET (G. DE), 1885. Le Préhistorique. Antiquité de l’Homme. 2e édition revue et complétée. Paris : C. Reinwald (Bibliothèque des sciences contemporaines).

MORTILLET (G. DE) & MORTILLET (A. DE), 1910. La Préhistoire. Origine et Antiquité de l’Homme, Paris : Schleicher frères (Bibliothèque des sciences contemporaines).